« Documentaire Translatina | Page d'accueil | Actions associatives et culturelles »
05.08.2007
Petit résumé du rapport Amnesty 2007
Amnesty International a publié son rapport sur l'état de l'Amérique Latine sur le plan politique, sur l'évolution des droits humains, sur l'insécurité, sur la lutte contre la discrimination et sur le recul de l'impunité. Petit résumé.
L'Amérique Latine est l'une des premières régions du monde à se démarquer de l'influence des USA, notamment en Amérique du Sud où les initiatives politiques, économiques et sécuritaires encouragées par les USA sont devenues de plus en plus difficiles.
POLITIQUE ET DROITS HUMAINS
L'année 2006 a été marquée par la consolidation des institutions et des mécanismes démocratiques. Dans 11 pays une élection présidentielle a eu lieu et les passations de pouvoir se sont déroulées de manière pacifique. Les observateurs ont jugé les élections équitables.
Le fait que les transmissions de pouvoirs gouvernementaux aient eu lieu sans violence est un progrès remarquable dans une région caractérisée par l'instabilité politique et la violence des campagnes électorales.
Plusieurs dirigeants ont été élus sur des programmes visant à réduire la pauvreté et certains gouvernements commençaient à s'engager au-delà des discours en faveur des droits humains et travaillaient à la mise en oeuvre de politiques économiques et sociales permettant d'agir sur les injustices assez fréquentes dans la région (distribution inéquitable des terres, discrimination au sein du système judiciaire, accès aux services de base).
Les défenseurs des droits humains ont été des acteurs essentiels de la lutte en faveur des droits politiques, économiques et sociaux.
INSECURITE ET CONFLITS
L'importance de la criminalité violente et les carences sur le plan de la sécurité publique étaient des préoccupations majeures au sein de la population.
La pauvreté, la violence et la prolifération des armes légères sont une réalité quotidienne pour des millions de personnes.
Dans le passé, certains Etats ont eu recours à la répression pour pallier l'inaction des pouvoirs publics ce qui a plongé les populations pauvres dans la spirale de la violence et de l'insécurité, notamment dans les centres urbains, où des bandes de jeunes et des gangs armés représentaient une menace sérieuse, entraînant un recours des Etats à un déploiement militaire autour de certains quartiers.
L'une des conséquences visibles des mesures répressives était une violence généralisée dans les prisons surpeuplées et incontrôlables de la région.
LUTTE CONTRE LA DISCRIMINATION
Le problème des violences envers les femmes a persisté. Les gouvernements ne faisaient pas respecter les lois qui érigeaient en infraction pénale tout acte de violence contre les femmes. De plus, le nombre insuffisant de services de police sensibilisés à ces questions et le manque de foyers d'accueil témoignaient de l'absence de volonté politique de mettre fin à la violence endémique contre les femmes.
Cependant, leurs droits en matière de sexualité et de procréation ont évolué. Dans certains pays, la pilule du lendemain a été démocratisée et, dans certains cas, l'avortement a été autorisé (exceptions au Nicaragua et en Equateur).
Cette année encore, les populations indigènes ont été confrontées à un racisme persistant et à un traitement discriminatoire.
En 2006, la tendance à la réaffirmation de l'identité autochtone s'est poursuivie. Dans les pays andins, on a assisté à l'émergence des peuples indigènes en tant que force politique sur le plan local, ou, comme en Bolivie, sur le plan national.
En 2006, la population homosexuelle était encore en butte à la condamnation sociale, à la discrimination et aux violences. Ils ont cependant gagné en visibilité et commencent à bénéficier d'une certaine acceptation, surtout dans les villes.
RECUL DE L'IMPUNITE
Plusieurs pays ont abordé de front l'héritage douloureux des violations passées des droits humains. Les exigences de vérité, de justice et de réparation étaient au 1er rang des priorités de la société civile, de la magistrature, et de certains gouvernements.
En Argentine, l'ancien directeur général des enquêtes de la police de la province de Buenos Aires, Miguel Etchecolatz, a été condamné en septembre à la perpétuité.
Au Pérou, Alberto Fujimori, ancien président, a été libéré sous caution en mai alors qu'il était emprisonné au Chili, et il est en attente d'extradition avec assignation à résidence.
En Uruguay, un juge a ordonné le placement en détention de l'ancien président Juan Maria Bordaberry et d'un ancien ministre des affaires étrangères, Juan Carlos Blanco.
La nécessité d'une justice plus rapide a été mise en lumière par la mort, le 10 décembre, du Général Pinochet.
EVOLUTION REGIONALE
La Commission interaméricaine des droits de l'Homme et la Cour interaméricaine des droits de l'Homme ont pris plusieurs décisions marquantes. Leur application permettrait d'apporter une réponse à des cas particuliers de déni ou de violation des droits fondamentaux de la personne, mais aussi d'établir des précédents importants.
Aucune avancée n'a été enregistrée dans la négociation d'un accord de libre-échange des Amériques. Mais certains progrès ont été accomplis dans le renforcement de partenariats commerciaux entre divers pays d'Amérique Latine.
N'hésitez pas à consulter le site Amnesty France et à rechercher ce qui concerne l'Amérique Latine
09:34 Publié dans Amérique Latine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amnesty, amerique latine


