16.10.2007
Histoire du Panama
Panamá
Le Panamá ou Panama est un état de 75 640 km² situé à l'extrémité sud de l'Amérique centrale, sur l'isthme de Panamá. Il est limitrophe du Costa Rica et de la Colombie, dont il faisait autrefois partie. Le pays est peuplé de 3 039 000 habitants (juillet 2005).
Histoire
L’isthme fut colonisé par l’empire espagnol dès le début du XVIe siècle, qui y ouvrit de grandes routes marchandes pour l’or et l’argent du Pérou. Comprise dans la vice-royauté du Pérou puis rattaché à la Nouvelle-Grenade, la région fit partie de la Grande Colombie après la séparation de l'Espagne en 1821.
Un groupe d'indépendantistes discrètement soutenu par les États-Unis déclarèrent l'indépendance de Panamá de la Colombie le 3 novembre 1903 et la souveraineté des États-Unis sur le canal de Panamá (dont la construction fut commencée en 1881 sous l'impulsion de Ferdinand de Lesseps et inauguré en 1914), par un accord à perpétuité signé la même année.
De nombreux troubles sociaux et politiques agitèrent cette république qui connut des régimes plus ou moins autoritaires.
Le général Omar Torrijos renégocia en 1978 l’accord sur le canal (traité Torrijos-Carter). À sa mort en 1981, le général Manuel Noriega, commandant la garde nationale (qui fut à une période rémunéré par la CIA), s’est mis, dans les faits, à contrôler le pouvoir en accentuant le caractère populiste, nationaliste et très anti-américain de sa politique. En juillet 1987, les États-Unis ont tenté d’obtenir l’extradition de Noriega, pour trafic de drogue, puis ont soumis le pays à des sanctions économiques. Noriega, en dépit d’une opposition civile vigoureuse, s’est maintenu au pouvoir avec l’aide du Japon intéressé par la construction d’un nouveau canal, jusqu'à l’opération Juste Cause lancée en décembre 1989 par l’armée américaine pour le capturer. Il sera remplacé par son concurrent aux élections présidentielles de 1989 qui furent annulées par Noriega, Guillermo Endara.
Le canal de Panamá fut rendu au Panamá le 31 décembre 1999, suite au traité Torrijos-Carter. Depuis le 22 octobre 2006 , les Panaméens ont décidé d'agrandir le canal, pour faire face à la hausse du trafic et rester compétitif sur le transbordement.
Politique
Le Panamá est une république parlementaire. Le vote est accordé à tous les citoyens de plus de 18 ans, il n'est pas obligatoire de voter.
Le président, ainsi que les deux vice-présidents sont élus pour 5 ans.
Le pouvoir législatif n'est exercé que par une seule Chambre. Elle compte 72 sièges qui sont renouvelés tous les 5 ans.
Le président actuel est Martín Torrijos, leader du Parti révolutionnaire démocratique , il a été élu président du Panamá avec 47,37% des suffrages le lundi 3 mai 2004.
CHIFFRES selon "L'année stratégique 2008"
PIB 15 467 Millions de dollars
Superficie: 78 200 km²
Population: 3 343 374 hab.
Densité: 44 hab./km²
Monnaie: Balboa, dollar américain
Paris, Ambassade (Fonctions consulaires assurées par l'Ambassade)
145, avenue de Suffren - 75015 Paris
Tél : 01.45.66.42.44.
Fax : 01.45.67.99.43.
Courriel : panemba.francia@wanadoo.fr
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04.08.2007
Chili
HISTOIRE DU CHILI
LA CONQUÊTE ESPAGNOLE
Le 1er Européen à mettre le pied au Chili fut Magellan en débarquant sur l’île Chiloé en 1520.
Les tribus du Nord du Chili étaient depuis le XVème siècle sous la coupe des Incas du Pérou ; la zone Sud du fleuve Rapel était habitée par les Mapuches, tribu guerrière.
Après une 1ère expédition des Espagnols en territoire chilien qui s’avéra vaine et difficile (pas d’or et résistance des Mapuches), Charles Quint en envoya une seconde dans le sud en 1540.
Plusieurs colonies furent ainsi installées, notamment celle de Santiago (1541) puis Concepcion (1550) et Valdivia (1552).
Les Mapuches furent la seule tribu indienne à s’opposer farouchement aux Espagnols.
En 1557, l’Espagne s’empara complètement du territoire chilien par l’intermédiaire d’un gouverneur. Le Chili dépendit d’abord de la vice-royauté du Pérou puis eut son propre gouvernement dirigé par un gouverneur et un Tribunal royal.
L’INDEPENDANCE
Au XVIIIème siècle, on assiste à une cassure entre royalistes et patriotes, ces derniers luttant pour l’indépendance du Chili. Ils gagnent une bataille en 1810, destituant ainsi le gouverneur colonial du Chili et créant pour le remplacer une assemblée composée de 7 personnes.
De 1814 à 1817, le Chili resta en guérilla contre les Espagnols.
Le 4 juillet 1811, Bernardo O’Higgins est mis à la tête d’une junte révolutionnaire élue par le premier Congrès.
Après une défaite à Rancagua en 1814, l’Argentin José de San Martin permet au Chili, grâce à son armée des Andes, d’atteindre la victoire à la bataille de Chacabuco le 12 février 1817 : les Espagnols sont alors évincés du Nord du Chili.
O’Higgins est alors directeur suprême et , le 12 février 1818, le Chili proclame son indépendance.
En 1823, alors dictateur, O’Higgins, face à l’hostilité populaire, se fait remplacer par une république avec une constitution libérale à l’instigation de Ramon Freire.
En 1831, le Général Joaquin Prieto devint Président après avoir fomenté une révolte ; il fait adopter en 1833 une nouvelle constitution donnant ainsi beaucoup plus de pouvoirs à l’exécutif.
Durant la présidence du gouvernement Conservateur, il y eut des conflits larvés avec les pays aux frontières. Ainsi, le Chili augmenta considérablement son territoire en partageant la moitié de la Terre de Feu avec l’Argentine, et, suite à la guerre du Pacifique en 1883 l’opposant à une alliance Pérou-Bolivie, en annexant la province bolivienne d’Antofagasta.
LA POLITIQUE ET L’OPPOSITION
En 1891, une alliance entre opposition et clergé catholique déclencha une guerre civile au Chili, alors sous la Présidence de José Manuel Balmaceda, chef du Parti libéral.
Cette insurrection fit plus de 10 000 victimes et provoqua de nombreux dégâts matériels.
Balmaceda se suicida en septembre et le régime s’orienta vers un système parlementaire accordant plus de pouvoir au Congrès.
Puis Montt devint Président et il y eut alors une longue période de paix et de reconstruction.
Malheureusement, en 1906, un tremblement de terre ravagea la ville de Valparaiso ainsi que des quartiers de Santiago avec plus de 3000 morts et 100 000 sans-abris.
En 1920, le libéral Arturo Alessandri Palma devient Président. S’en suivit alors de nombreux coups d’états et s’alternèrent jusqu’en 1938 dictatures et pouvoir aux mains d’Alessandri.
En 1938, le Front populaire, nouveau parti fondé en 1936, remporte les élections et Pedro Aguirre Cerda est alors à la tête du pays. Il amorce un ambitieux programme annihilé par un tremblement de terre dévastateur en 1939 qui tua plus de 30 000 personnes.
Après l’élection présidentielle de 1946 remportée par Gabriel Gonzalez Videla du Parti radical, on assiste à une première dans l’histoire du pays : 3 communistes sont nommés dans son cabinet. Mais ils quittèrent le pouvoir en 1947 et le Chili rompit ses relations avec l’URSS.
En 1948, des centaines de communistes furent arrêtés en vertu de la loi pour la Défense de la Démocratie interdisant le parti communiste. L’année 1951 fut marquée par de nombreuses grèves dans presque tous les secteurs de l’économie.
En 1958, Jorge Alessandri Rodriguez est élu Président, il est à la tête d’une coalition libéraux-conservateurs.
En 1964, c’est le démocrate-chrétien Eduardo Frei Montalva qui est élu. Il entreprend de grandes réformes (agraires et nationalisation partielle des mines de cuivre) qui suscitent des remous dans tous les partis d’opposition.
SALVADOR ALLENDE GOSSENS
Pour l’élection présidentielle de 1970, l’opposition de gauche s’unit et désigne Salvador Allende comme candidat de l’Unité populaire avec le soutien du célèbre écrivain Pablo Neruda.
Le programme promet une nationalisation totale de toutes les industries de base, des banques et des communications.
Avec 37% des vois, Allende devient le premier Président du Chili élu sur un programme socialiste dans un pays non communiste.
Allende mit vite ses promesses en application transformant le pays en Etat socialiste. Une partie importante de l’économie passa sous contrôle de l’Etat, la réforme agraire s’accéléra et des conseils de paysans furent institués. De plus, Allende entreprit de redistribuer le revenu national, augmenta les salaires et imposa un contrôle des prix.
Mais l’opposition ne reste pas inactive et en 1973, alors que les conditions se détériorent (inflation galopante, pénurie alimentaire, grèves et violences politiques mais aussi blocus financier des USA) les militaires, après un coup d’état étouffé, prennent le pouvoir le 11 septembre.
Après un siège du Palais présidentiel, Allende se donne la mort après avoir réussi à diffuser un dernier discours pour son pays.
LA DICTATURE
C’est le Général Augusto Pinochet Ugarte qui prend le pouvoir et adopte en juillet 1974 le titre de « Chef suprême de la Nation ».Il suspend la Constitution, dissout le Parlement, impose la censure et interdit tous les partis. C’est le début d’une longue et douloureuse dictature.
Il lance une campagne de terreur contre la gauche : arrestations, exécutions, torture, exil…
Jusqu’en Décembre 1989, Pinochet bafouera les Droits de l’Homme en toute impunité.
A cette date, les premières élections organisées depuis 19 ans ont lieu et donnent le pouvoir à Patricio Aylwin, démocrate-chrétien.
Il nomme en 1990 une commission d’enquête « pour la vérité et la réconciliation » sur la violation des Droits de l’Homme sous Pinochet alors qu’il est encore à la tête de l’armée de terre.
A lire : « Mains sur la nuque » de Angel Parra, Ed. Métailié
RETOUR VERS LA DEMOCRATIE
Patricio Aylwin fait des réformes économiques qui visent à maintenir un taux de croissance élevée et à instaurer une intégration sociale. Le pays s’ouvre sur l’extérieur et en particulier vers les USA.
En 1993, Eduardo Frei Ruiz-Tagle démocrate-chrétien devient Président. Il doit faire face à une accentuation de la pauvreté et à une augmentation de la violence et de l’insécurité dans les villes.
Le 25 juin 1996, le Chili devient membre du MERCOSUR.
Une grave crise interne est déclenchée par l’arrestation du Général Pinochet par les Britanniques le 16 octobre 1998. Le juge espagnol Baltasar Garzon veut son extradition afin de le juger pour « génocide », « tortures » et « disparitions ». 17 mois plus tard, le ministre britannique Jack Straw rejette la demande d’extradition vers l’Espagne.
Le 16 janvier 2000, Ricardo Lagos est élu avec 51,3% des voix. C’est le premier Président socialiste depuis Salvador Allende.
Pour lui, les Droits de l’Homme sont une priorité et il se pose en faveur du jugement de Pinochet à son retour au Chili.
En 2006, les élections présidentielles confortent les socialistes et pour la première fois dans l’histoire de l’Amérique du Sud, une femme est présidente.
Le 11 mars 2006, Michelle Bachelet, ancienne ministre de la santé et de la défense de Lagos, prend ses fonctions et compose un gouvernement de 10 hommes et 10 femmes.
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12.07.2007
Bolivie
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Histoire de la Bolivie
Des découvertes archéologiques indiquent que la colonisation des Andes boliviennes par l'homme remonte à quelque 21 000 années. Du VIIe siècle avant notre ère à 1 200 apr. J.-C., le centre de l'Empire tiahuanaco occupait le haut plateau bolivien, près du lac Titicaca et était peuplé d'Indiens : Aymaras, Chiquitos et Quechuas. Puis, pendant la période allant du XIIIe au XVIe siècle, la région fut incorporée à l'Empire inca. Ces premières civilisations furent le foyer d'ères culturelles prédominantes.
Le Haut-Pérou, qui correspond au territoire de la Bolivie actuelle, fut conquis en 1538 par le conquistador espagnol Pizarro, et la région rattachée à la vice-royauté du Río de La Plata. Avec l'installation des colons espagnols, de nombreuses villes furent fondées : Chuquisaca (aujourd'hui Sucre), Potosí, La Paz et Cochabamba. De nombreuses mines d'argent commencèrent à être exploitées et le territoire devint un des centres les plus prospères et les plus peuplés de l'empire espagnol. Potosí, qui possédait des mines très productives, fut au centre de ce développement.
Cependant, la Bolivie fut une des premières colonies espagnoles à se rebeller. Les révoltes se multiplièrent et c'est finalement après la victoire de Sucre à Ayacucho que la région obtint son indépendance, le 6 août 1825, et prit le nom de Bolivie, le 11 août de la même année. Une constitution, rédigée par Simón Bolívar, qui avait pris la tête de la révolte, fut adoptée en 1826.
Dès le début de son existence comme État indépendant, la Bolivie connut une période d'instabilité politique.
Le premier président, le général Antonio José de Sucre, fut expulsé du pays après avoir assuré ses fonctions pendant seulement deux années. Le pays subit ensuite plusieurs décennies de luttes entre diverses factions, de révolutions et de dictatures militaires. À cela s'ajoutèrent des conflits avec les pays frontaliers, comme le Chili, le Paraguay et le Brésil.
En effet, le désert d'Atacama était l'objet de conflits entre le Chili et la Bolivie, il était revendiqué par chacun en raison de ses riches gisements de nitrate. En 1879, le Chili s'empara du port bolivien d'Antofagasta : ce fut le point de départ de la guerre du Pacifique (1879-1883). La Bolivie et son allié le Pérou furent vaincus par le Chili. Le territoire bolivien fut alors dépouillé de ses possessions sur la côte et perdit tout accès à la mer.
En 1935, la guerre du Chaco se conclut par la cession d'une partie du territoire.
En politique intérieure, les gouvernements se succédèrent rapidement, caractérisant une instabilité politique: coups d'État, guerres civiles et révolutions. En avril 1952, un des fondateurs du Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR), Víctor Paz Estenssoro, devint président de la Bolivie. Sous sa direction, le gouvernement s'engagea dans une ère de réformes économiques et sociales, dont les principales caractéristiques étaient la nationalisation des compagnies minières et la redistribution des terres.
Paz Estenssoro tenta également d'instaurer le suffrage universel (avec en particulier l'extension du droit de vote aux Amérindiens) et de développer le système d'enseignement. Cependant, l'économie bolivienne souffrit de la chute régulière des cours mondiaux de l'étain ainsi que de l'inflation. Paz Estenssoro fut renversé par un coup d'État, en novembre 1964, à la suite d'une insurrection de mineurs. Son gouvernement fut remplacé par une junte militaire, menée par le lieutenant général René Barrientos Ortuño. Le nouveau gouvernement militaire instaura alors une politique économique conservatrice et réprima les mouvements de guérilla antigouvernementaux, concentrés dans les régions minières montagneuses. Ainsi, l'armée bolivienne mit les révolutionnaires en déroute en octobre 1967, lors d'une bataille près du village de Vallegrande, au cours de laquelle Che Guevara fut capturé, et exécuté peu de temps après.
En août 1971, le colonel Hugo Banzer Suárez prit le pouvoir tout en s'appuyant sur l'armée.
En octobre 1982, Hernán Siles Zuazo fut installé à la présidence par le pouvoir militaire. Il constitua un gouvernement d'union populaire, mais son action fut paralysée par l'agitation sociale.
En 1985, Victor Paz Estenssoro revint au pouvoir, mais dut faire face à une situation économique catastrophique. Il réussit cependant à redresser l'économie et à réduire l'inflation, en introduisant des mesures d'austérité et en faisant appel à des investisseurs étrangers.
En 1989, c'est Jaime Paz Zamora qui devint président de la Bolivie.
L'élection présidentielle de juin 1993 fut remportée par un entrepreneur minier, Gonzalo Sanchez de Lozada.
En 2005, un séisme se produit dans la vie politique Bolivienne. Le Cocalero Evo Morales (appelé ainsi car il exploite des champs de coca) est élu président de la République. D'origine indienne, il reçoit le soutien d'une grande partie de la population et forme un gouvernement d'inspiration socialiste et indigèniste, en rupture avec la politique intérieure favorable aux Etats-Unis.
CHIFFRES
Population: 8 989 046 habitants
Superficie: 1 098 581 km²
Densité: 8,2 hab/km²
PIB/hab: 883 dollars
Dette externe en 2003: 4603,3 millions de dollars
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