24.10.2007
Interview sur le Panama
PANAMA
VISION D’UNE PANAMEENNE INTEGREE EN FRANCE
Lizeth a 26 ans et vit actuellement à Paris. Elle a grandit au Panama jusqu’à l’âge de 24 ans.
Quelques questions sur sa vie là-bas, la situation politique et sociale de son pays et sur son intégration en France.
-Où as-tu grandis au Panama ? Etais-tu d’une famille aisée ou plutôt pauvre ?
R/ J’ai grandi à Panama city, dans le centre-ville. Ma famille était plutôt pauvre mais ma maman faisait des économies pour nous donner une meilleure éducation (c'est-à-dire nous envoyer dans une école privée), nous acheter des vêtements, nous offrir des loisirs (par exemple faire du cheval, aller au restaurant les week-ends, aller à la campagne, au cinéma, etc.) Nous étions des enfants très privilégiés par rapport a notre miieu social avec des avantages en comparaison à nos voisins.
-Comment ressentais-tu l’état général du pays, du point de vue social ?
R/ Panama est un pays très riche, mais la richesse a été mal distribuée, il y avait beaucoup d’inegalité, seulement ceux qui étaient au tour du pouvoir avaient des avantages et le reste du pays restent plongé dans l’ignorance et la pouvreté. Pour trouver un bon travail tu devais connaître quelqu’un sinon ton destin c’était soit prendre un travail mal rémunéré ou être en chômage, la jeunesse étaient très démoralisée. Maintenant, les choses changent peu a peu, il y a plus de tourisme, l’ampliacion du canal a attiré des nouvelles entreprises et la croissance et le développement du pays est en augmentation.
-Que peux-tu nous dire de la situation politique du Panama, pendant que tu y étais, mais aussi maintenant, d’un point de vue d’expatriée ?
R/ Je n’aime pas la politique. Au Panama ce sont les mêmes politiciens depuis toujours, la corruption est plus discrète qu’avant mais toujours ressentie par le peuple. Il y a toujours un cercle de familles qui ont le pouvoir dans tous les domaines du pays (économique, politique, etc). Maintenant ce que j’entends est que les choses s’améliorent pour le bien-être et la stabilité du pays, mais il y a beaucoup de travail à faire pour que Panama puisse être vu d’une autre façon par les grandes puissances mondiales et que nous ne soyons pas seulement vus comme le pays des dictateurs avec un canal.
-Pourquoi as-tu voulu partir ?
R/ Je suis d’abord partie aux Etats-Unis pour étudier l’anglais car au Panama ceux qui ne parlent pas l’anglais ne trouvent pas un bon travail. Comme j’avais envie de travailler pour l’autorité du canal de Panama l’anglais était ma priorité une fois que j’ai eu fini l’université. Ensuite c’etait là bas que j’ai rencontré mon mari et préféré l’amour à mes rêves professionels.
-Etait-ce difficile de quitter le pays ? Comment t’y es-tu prise ?
R/ C’est toujours dur pour moi d’ avoir toute ma famille au Panama et personne ici avec moi, même si je parle avec ma maman presque tous les jours, elle me manque beaucoup. Mon rêve c’est que mon mari puisse trouver une entreprise qui l’expatrie au Panama au moins 5 ans pour voir ma sœur et mon frère grandir, car ils ont 9 et 12 ans et chaque fois que les voie ils ont changé tellement que je sens que je ne les connais plus.
-Comment s’est passée l’arrivée en France ? Quelles 1ères impressions ?
R/ Je suis arrivée à Noël donc au début tout était magnifique. Paris est une ville très jolie, ma belle famille m’a très bien accueillie. Mon mari m’a ammenée dans tous les musées. J’ai été émerveillée, mais après les fêtes, la vérité est apparue. Les Français pensent qu’ils sont les meilleurs du monde et n’aiment pas beaucoup les étrangers.
-L’intégration a-t-elle été difficile ? Quels sont les efforts à faire ?
R/ Très, très difficile, ça a été un des pires moments dans ma vie car je ne parlais pas français et la plupart des Français ne sont pas très accueillants, j’ai été volée dans le métro le premier mois, les guichetiers m’ignoraient, au supermarché les caissières étaient très méchantes, enfin je me sentais rejetée par tout le monde. Je pensais que je ne supporterais pas de vivre ici, mais mon mari et sa famille m’ont aidé à passer cette dure étape. Après avoir fait du tourisme pendant les 3 premiers mois je me suis inscrite aux cours de français, et peu à peu j’ai commencé à comprendre et à me faire comprendre.
-Et maintenant, que fais-tu et es-tu contente de ta vie aujourd’hui ?
R/ Après un an et demi de vie en France finalement j’ai trouvé du travail dans une société de transport. Je suis assistante importation maritime DOM TOM-Afrique et ma vie commence à être plus dynamique et intéressante, mais toujours avec l’envie de retourner chez moi.
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